Bonjour,

 

Je m’appelle Elisabeth, je suis née le 29 janvier 1948,

J’a quatre enfants, deux garçons, deux filles:

Alexandre, Lucien, Marie, Cécile

et cinq petits enfants,

dans l’ordre des naissances:

Lena, Justine, Livia, Manon, Mathis

 

Une grande émotivité me joue souvent des tours.

 

J’ai souhaité être une soignante. Dans les année soixante, assistante en soin, auxiliaire de vie, etc. ces profession n’existaient pas, on pouvait seulement être infirmière et il fallait faire une maturité.

Une enseignante (religieuse) m’a dit: « toi! Infirmière! Tu ne seras même pas capable d’élever une famille. »

 

J’ai fait l’école des beaux-arts. J’aime dessiner. Avec mes dessins, ou dans mes jardins, je me sens soignante.

 

J’ai toujours été attiré par ce qui est tordu, cabossé. Décorer un sapin qui ne sera jamais acheté parce qu’il n’est pas bien droit, équilibré. Un arbre qui a poussé sur un terrain difficile, qui lutte pour grandir. Une fleur qui sort d’entre les pierres, les fleurs de haute montagne.

 

Je ne ressens pas la pitié pour les cabossé de la vie, mais un profond désir de rencontres, de se trouver.

 

C’set jamais pareil avec chacun. A Cerebral, j’ai l’impression de rentrer dans un labyrinthe, ou ensemble on colle des soleils, des lumières, des papiers colorés.

 

Je remercie les personnes qui m’ont menée sur ce chemin.

 

La vie nous cabosse, nous malmène. Ne pas se laisser cabosser à l’intérieur est un boulot de tous les jours.

 

L’univers est violent et magnifique.

On reçoit des caresses et des claques

des claques et des caresses.

 

Elisabeth Loye