Caroline : Bonjour Benoît.

 

Benoît : Bonjour Caroline, Bonjour Anne-Catherine.

 

Caroline : C’est drôle un médium entre nous deux... alors qu’on se parle si souvent.

 

Benoît : Mais... je ne vois pas de médium entre nous.

 

Caroline : Mais si,... un clavier qui pose mes paroles. Pourquoi pars-tu ?

 

Benoît : Comme je t’ai dit tout à l’heure, je me demande si je pars vraiment.

 

Caroline : Oui ,tu as tout compris... Mais tu ne seras plus aux petits soins quotidiens avec moi.

 

Benoît : Ah, ben j’en suis désolé ! En fait, je me demandais, en parlant des soins, est-ce que, comme il y a d’autres personnes qui prennent soin de toi, j’en suis arrivé à prendre plus soin... à la limite de l’intérieur, de notre intérieur plus que de l’extérieur avec toi ?

 

Caroline : Tous prennent soin de moi. Chacun à sa manière et toi aussi en prenant soin de l’intérieur tu prends soin de l’extérieur.

 

Benoît : De toute façon, moi, ce que j’ai réalisé avec toi, dans mes pratiques et avec d’autres personnes, c’est vraiment que l’extérieur c’est assez facile puisqu’on est habitué dans ce monde à prendre soin de notre corps, de notre extérieur, de notre maison, de notre jardin, c’est assez facile... mais il y a combien de personnes qui prennent soin, justement de leur jardin intérieur, puisque c’est ce qui découle de l’intérieur qui émane à l’extérieur. Donc pour ça, ce que j’aimerais, et ma réponse à pourquoi je pars, c’est pour prendre soin de l’intérieur encore plus et puis comme ça pouvoir émaner ou aider les autres avec leur corps, plus précisément, plus subtilement.

 

Caroline : Je suis si fière de toi. J’aime ton chemin et c’est pourquoi on s’entend si bien.

 

Benoît : Merci.

 

Caroline : Je continuerai aussi de t’accompagner. Car on est bien d’accord qu’on s’accompagne mutuellement. Merci pour tout ce que tu m’as apporté. Ta joie de vivre, ta bonté intérieure et ta vie intérieure.

 

 

 

Benoît : J’espère donner encore plus de rayons autour de moi, de joie de vivre. Mon corps est encore assez limité. J’aimerais le développer par l’intérieur, ce corps. Je pense que toi tu as compris ça déjà, avec les difficultés que cela implique, les empêchements avec le corps. Je ne me fais pas de souci pour toi, en fait.

 

Caroline : Oui nos rayons se rejoindront entre nos deux nouveaux lieux de vie... Et l’empêchement extérieur me permet le développement de tout ce qui se passe à l'intérieur et que toi tu apprends. Moi aussi ,j'ai encore du chemin et toi tu m'y conduis, sur ce chemin de continuité.

 

Benoît : J’en suis très heureux, alors. Il faut qu’on continue tous. Il faut encore aider ceux qui n’ont pas réalisé qu’ils sont déjà sur un chemin. Ils sont sur le même chemin, mais ne se sont pas arrêtés pour regarder. C’est ça qu’il faut faire. Il faut les arrêter et toi tu es assez forte pour ça ! Faire arrêter les gens dans le moment, dans la clarté du moment.

 

Caroline : J’allais le dire. Tous ceux de l’appartement, je m’en occupe.

 

 Benoît : Tu es là, ça va. Parce que l’appartement, il sera toujours un espace, un espace ouvert et il faut qu’il le reste. C’est ça que je souhaite, en partant, que l’appartement reste un espace ouvert.

 

Caroline : Je te remercie de tes souhaits pour l'appart’. Qu’il reste un espace d’ouverture à l'autre.

 

Benoît : L’appart’ n’est qu’un prétexte, c’est un médium, exactement comme ce clavier. Ton intention, c’est la même que d’autres personnes qui fabriquent ce lieu et on s’aperçoit encore bien là que c’est de l’intérieur vers l’extérieur que tout se créer et pas l’inverse. Les murs, c’est des murs, ils vont se détériorer, partir en miettes. Notre corps va partir en miettes, ce n’est pas un souci.

 

Caroline : Tout est médium sur cette terre. Et tu me le montres et le dis si souvent. Que tout s'explose!!!

 

Benoît : Voilà, alors moi, j’espère tout exploser en partant, ça va peut-être aider certaines personnes, ou moi, ça va peut-être m’aider. Déjà moi, ça va m’aider c’est sûr et symboliquement, ça va peut-être aider, même sûrement, d’autres personnes.

 

Caroline : Merci, Benoît mon ami.

 

Benoît : Merci Caroline, mon amie. Et Samuel qui va venir, ça va mettre un autre cadre, c’est réjouissant pour toi et pour toutes les personnes qui vont arriver, parce que j’imagine que ça va encore remuer ici.

 

Caroline : Samuel et moi et tous ceux qui seront ouverts à notre énergie... ça peut effectivement être beau.

 

Benoît :C’est sûr, c’est ce que je vois déjà, donc je ne me fais pas de souci dans la direction où ça va. Il va falloir aussi que tu prennes soin de Line, de Sandra qui semblent pleines de peur, qu’elles n’ont pas vraiment intégré le changement dans leur vie. Et ça c'est le plus gros travail d’une maman, je pense. Et d’une personne en général. La maman a plus de difficulté et en même temps elle a de la chance de pouvoir expérimenter ça. Le changement, l’abandon. L’abandon, ce n’est peut-être pas le mot,… si l’abandon. Abandonner, laisser aller. Je crois qu’il va falloir les aider. C’est ce que Samuel fait avec Sandra, toi tu le fais avec Line. Rebecca se charge aussi un peu de ça. En tout cas, je vois ça.

 

Caroline : Les mamans sont aussi des êtres particuliers. Laissons-les nous guider et accompagnons-les dans ce qu'elles ont à vivre sur ce paysage.

 

Benoît : Pour moi, la maman est vraiment le symbole de l’espace. Et soit il est complètement fermé autour de l’enfant, soit il est très ouvert. Je crois que la maman a le rôle, le chemin à apprendre à rouvrir l’espace autour de l’enfant.

 

Caroline s’endort…. Dans l’espace